| nik bärtsch press | Vibrations |
01. 04. 2006
Disques
Nik Bärtsch’s Ronin: Stoa (ECM/Universal)
Par Francisco Cruz
Un groove méta hypnotique pour une transe qui joue de la texture sonore, de rythmes enchevêtrés.
Jazz Puisant dans les sources philosophiques et musicales, du bouddhisme zen à la musique ballnaise, du ritualisme thérapeutique ancestral à la musique minimale de Steve Reich, le pianiste et compositeur suisse et son groupe Ronin construisent un environnement sonore fondé sur une cellule minimale, un motif, une phrase, un cycle. Mais avant tout, le rythme se reproduit en spirale, créant un groove méta hypnotique qui conduit à une sorte de transe. Musique très construite,à peine teintée de subtiles couches improvisées, celle de Stoa est entièrement acoustique et très organique, jouée par des musiciens extrêmement concentrés sur les enchevêtrements rythmiques, l’unisson de timbres et la superposition décalée de textures. Loin du jazz pour les uns, plus proche de la musique contemporaine pour les autres, anime d’un esprit rock pour certains.
Stoa est surprenant par son matériau, attachant par son évolution, convaincant par son interprétation.